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LE COLLEGE DES HAUTES ETUDES DE L’ENVIRONNEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE
Le CHEE&DD est un concept original qui, en 12 ans d’existence a fait ses preuves pour promouvoir en direction des responsables des entreprises, des collectivités et des organismes publics une véritable culture du développement durable, en abordant le sujet par ses dimensions politiques, sociologiques, juridiques, techniques et économiques. Pourquoi des « hautes études » en environnement et développement durable ? L’Environnement est de plus en plus perçu par les entreprises comme une dimension stratégique de leur activité. Au-delà de la perception technique du sujet (eau, air, déchets, pollutions…), les entreprises en comprennent les aspects économiques et sociétaux : l’environnement est une préoccupation transversale, qui touche toute activité, l'industrie, l'agriculture, la ville, la santé… Les collectivités locales attentives aux attentes de la société civile en ont aussi compris toute l’importance ; elles prennent en compte ses traductions territoriales et commencent à l’intégrer dans leurs différentes politiques (agenda 21 local). Sa dimension politique ne leur échappe bien sûr pas. Le cadre conceptuel du Développement durable conforte cette perception transversale qui tend à se généraliser, bien que notre pays n’ait pas été pionnier sur ce plan. Le discours du Président de la République au sommet de Johannesburg en août 2002 et le séminaire gouvernemental qui a suivi en novembre 2002 avec la présentation en juin 2003 d’une stratégie nationale de développement durable, ont considérablement modifié la donne. Les récentes élections présidentielles ont mis l’environnement et le développement durable au premier plan des préoccupations politiques. La nouvelle répartition des compétences gouvernementales en témoigne. La prise en compte par les entreprises de niveau international de ce nouveau cadre d’action s’est principalement traduite par le concept de « responsabilité globale » qui s’appuie sur le référentiel éthique de l’ONU (Global compact) et qui se décline en termes de management sous l’appellation RSE (responsabilité sociale de l’entreprise). On comprend qu’un effort considérable soit aujourd’hui nécessaire pour accompagner cette véritable mutation de la société qu’implique la prise en compte des objectifs et préceptes du développement durable. Quel que soit le domaine considéré, il faut non seulement sensibiliser les responsables, mais aussi les préparer, voire les former. S’il existait bien dans le paysage universitaire français des écoles, des universités, des laboratoires et des unités de recherche tout à fait pertinents sur les dimensions scientifiques et techniques de l’environnement, en revanche, jusqu’à la création du Collège, il n’y avait pas d’entité l’abordant par ses dimensions politiques, sociologiques, juridiques et économiques, en le situant dans le cadre global du développement durable et en le rapprochant des concepts de responsabilité sociale. De surcroît, rien n’existait en réponse aux besoins spécifiques des responsables et cadres dirigeants en place qu’ils relèvent d’entreprises, de collectivités ou d’organismes publics. Le CHEE&DD par l'originalité de sa formule a su apporter une réponse à ce besoin. La création et le développement du CHEE&DD Le Collège a été créé en 1995 en concertation avec plusieurs entreprises et collectivités, dont certaines participent depuis à son Conseil d’orientation. M.Pierre Delaporte, président d’honneur d’EDF, en avait validé le principe même et M.Thierry Chambolle, ancien directeur au ministère de l’environnement et directeur général délégué du groupe Suez en préside le Conseil d’orientation depuis l'origine. En juillet 1995 se tenait à La Défense le colloque de lancement du CHEE en présence de ses trois parrains : Mme Corinne Lepage, alors ministre de l’Environnement, M.Jean-René Fourtou, alors président de l’association Entreprises pour l’environnement, et M.Jean-Paul Delevoye, alors président de l’Association des Maires de France Depuis, le Collège a conduit douze sessions annuelles et de nombreux colloques et séminaires sur l’environnement et le développement durable. La neuvième session s’est clôturée par un colloque au Palais du Luxembourg le 2 juillet 2004 sur le thème : « Faut-il une Organisation mondiale de l’environnement ? ». La 10e session s’est clôturée le 1er juillet 2005 par un colloque sur le thème : « Energie vs climat. Subir ou conduire les mutations ?» et la 11e, parrainée par M. Michel Barnier, s’est clôturée le 14 septembre 2006 sur « Géopolitique et développement durable. Le choix de la paix ? ». L’actuelle session est parrainée par M. Bertrand Collomb, président du groupe Lafarge ; elle se clôturera le 20 septembre au Sénat par un colloque sur le thème difficile du Temps. Depuis 2002, le Collège qui relève de l’Association des Anciens Auditeurs (AAA-CHEE), s’est établi à l’Ecole Centrale Paris (ECP) en partenariat avec l’AgroParisTech (ex Institut National Agronomique Paris – Grignon) et le Groupe ESCP-EAP, associant de cette manière la culture de l’ingénieur et la culture du vivant et celle du management. Principes pédagogiques du CHEE&DD L’objectif principal est la sensibilisation, la préparation, la formation voire l’accompagnement des responsablesreprésentant toutes les parties prenantes du territoire ou de la sphère d’activité concernés (collectivités, entreprises, services publics, associations…) Les cursus sont conçus pour un public de responsables (cadres dirigeants, cadres supérieurs, élus, professions libérales…) ayant par conséquent une disponibilité très limitée et une bonne perception a priori des problèmes. Il ne s’agit donc pas de leur apporter les connaissances qu’ils ont déjà ou qu’ils savent trouver, mais de les confronter aux enjeux liés à l’environnement et au développement durable et de les amener à une bonne perception des stratégies développées par les différents acteurs. Cela peut se faire non par des cours, mais par des séances permettant rencontres, échanges, débats et confrontation d’idées. Ces séances permettent une libre expression et sont le moyen d’une meilleure écoute voire d’une conciliation de points de vue souvent divergents. Certaines sont de véritables entraînements aux pratiques de concertation. Pour assurer la qualité des échanges, les actions de formation ne peuvent s’adresser à plus d’une vingtaine d’auditeurs. En outre, chaque promotion est composée de façon à assurer en son sein la plus grande diversité des cultures et des champs professionnels; ainsi, la promotion est elle-même un reflet du paysage des acteurs. En ce qui concerne la session principale du CHEE & DD à Paris, après avoir expérimenté diverses formules, le choix s’est fait de séances d’une journée au rythme de deux par mois, ce qui représente au moins dix-huit journées pleines pour la session annuelle (novembre à juillet), plus le colloque de clôture. L’essentiel est que le rythme soit compatible avec les obligations des auditeurs. Ces derniers ont la charge d’organiser eux-mêmes le colloque de clôture de la session qui est présidé par une personnalité. Des personnalités de premier rang parrainent les sessions principales; elles reçoivent les auditeurs en cours de session et président le colloque de clôture. Chaque séance (journée de travail) comporte trois volets : - Le premier est thématique et permet de faire le point sur un sujet avec le concours d'experts - Le deuxième est une rencontre avec une personnalité qui est interrogée pour son expérience et sur sa perception des enjeux. - Le troisième est un débat contradictoire ou une table ronde entre responsables et experts animée par les coordonnateurs du CHEE & DD. L’essaimage du CHEE&DD en région Avec une promotion d’une vingtaine de personnes formées chaque année à Paris, l’audience du CHEE & DD est encore trop limitée. C’est pourquoi, se développent par essaimage dans différentes régions de France une dizaine d’autres CHEE&DD de façon à démultiplier le concept et toucher un public beaucoup plus large et plus régional. Pour l’Aquitaine, l’APESA par sa structure associative rassemblant des représentants du monde de l’entreprise, des collectivités, des services publics, de la recherche pourrait servir de noyau à la création d’un CHEE&DD aquitain pour lequel le département de la Gironde a d’ores et déjà manifesté son intérêt. |