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Interprétation des résultats

En savoir plus sur les sols pollués


 Réactivité et transfert : Modélisation




Alain Bourg, Alain Dupuy*, Monika Kedziorek, Ian Bourg
Groupe Physico-Chimie des Sols Pollués et Rémédiation, LCABIE, UPPA-CNRS
*EGID, Univ. Bordeaux 3

L'objet :
Comment généraliser (extrapoler) des observations sur un site à d'autres situations?

Le problème :
Comment quantifier les réactions à l'interface solide-liquide et le transport dissous? La modélisation.

Les méthodes :
Il y a différents types de modèles.

(1) Le modèle de réactivité en milieu fermé en l'absence de solides adsorbants (précipitation/dissolution)

(2) Le modèle de réactivité en milieu fermé en présence de solides adsorbants (adsorption/désorption et/ou précipitation/dissolution)

(3) Le transport avec réactions instantanées

(4) Le transport avec interactions solide-liquide non instantanées.
La modélisation doit être adaptée à la cinétique de réaction à l'interface-solide-liquide, à la vitesse de transport et à l'objectif de l'étude. On s'attachera à mettre en oeuvre un modéle systémique (identification du nombre minimal de réactions et donc d'équations nécessaires à la modélisation).





 Relation entre physico-chimie et écotoxicité



D. Ribera
ADEC Tox


La plupart des activités industrielles ou agricoles peuvent produire des nuisances (olfactives, auditives, physiques ou chimiques). Les gestionnaires de notre environnement doivent donc concilier l'exploitation et la sauvegarde des milieux naturels avec les activités économiques potentiellement génératrices de pollutions. Dans ces conditions, il est indispensable de pouvoir mesurer les quantités rejetées dans l’environnement afin (1) de contrôler la qualité du milieu récepteur, (2) d’agir à la source en montrant que tel procédé industriel est trop polluant ou (3) d’optimiser les procédés de dépollution. Toutefois, en dehors de cas rares de pollutions spectaculaires ponctuelles (Tchernobil, Minamata, Sevezo, Amoco Cadiz...), les gestionnaires doivent le plus souvent étudier et quantifier des pollutions chroniques de sources diffuses dans des milieux à variables multiples.

Le degré de contamination d’un milieu est difficile à établir avec précision, en raison, par exemple, de l’hétérogénéité physique (cas des sols). Une même quantité de contaminant peut représenter des dangers différents selon le cycle bio-géochimique du produit. Les méthodes d’analyse d’échantillons de sols ne permettent pas toujours d’isoler la forme chimique active du polluant et ne rendent compte ni des interactions du produit avec le milieu ni de sa toxicité. En revanche, la mesure des paramètres d’exposition ou d’effets sur des échantillons biologiques reflète la biodisponibilité et l'impact de cette substance.

Enfin, la réalisation d’essais in situ au cours du développement d’un produit complète l’évaluation prospective des risques pour l’environnement et peut amener à modifier les caractéristiques physico-chimiques du composé afin d’en réduire les effets.

L’objectif de cette communication est de présenter de manière succincte l’intérêt de approche biologique dans la caractérisation des dangers et la gestion des risques pour l’environnement. L’accent sera mis sur les différentes approches disponibles pour évaluer l’exposition ou les effets en relation avec les notions de biodisponibilité des contaminants.





 Intérêt de l’observation de l’environnement sur le long terme: vers une banque d’échantillons



O. Donard1, P. Garrigues2, F. Séby1, H. Budzinski2
1 Laboratoire de Chimie Analytique Bio-Inorganique et Environnement, EP CNRS 132- Université de Pau et des Pays de l’Adour
2 Laboratoire de Physico-Toxico-Chimie des systèmes naturels, ESA 5472 CNRS, Université de Bordeaux I


Le développement des activités humaines induit une pression directe ou indirecte sur l’environnement dont la préservation représente l’enjeu économique et politique du futur. La gestion durable de ce patrimoine repose sur le suivi de la qualité des écosystèmes naturels et de leurs évolution. Il convient également de déterminer l’impact de ces paramètres sur les organismes vivants.

Deux principaux processus peuvent affecter la qualité de l’environnement. En premier lieu, la détérioration du milieu naturel peut se faire lors d’accidents de contaminations spectaculaires. Ces événements, dans la plupart des cas, ne portent pas à conséquence sur le long terme car ils sont immédiatement identifiables et tous les moyens sont généralement mis en œuvre pour solutionner le problème posé. Le deuxième cas, le plus fréquent, est lié à la détérioration diffuse de la qualité de l’environnement par la dispersion de contaminants issus de l’activité anthropique (e.g. diffusion de polluants de sols pollués vers la nappe phréatique, transfert de la pollution sur de grandes distances par voie atmosphérique). Un des problèmes les plus délicats de la gestion et du contrôle de l’environnement est donc de déceler l’évolution des tendances faibles sur le long terme.

Ce suivi sur le long terme de la qualité de l’environnement peut être réalisé par la mise en place d’un dispositif d’archivage d’échantillons représentatifs d’écosystèmes donnés. Cette approche repose sur le prélèvement de divers échantillons appartenant à un écosystème donné (e.g. végétaux, sols, sédiments, matériaux biologiques), une caractérisation des contaminants chimiques inorganiques et organiques et un stockage sur le long terme dans des conditions préservant l’intégrité chimique de ces échantillons. L’intégration du concept d’archivage permet d’ajouter une dimension importante dans la surveillance des milieux car elle permet d’enregistrer, de documenter et de suivre l’historique d’une contamination et de pouvoir revenir dans le futur sur des questions non formulées à l’heure actuelle. Les informations issues de ces données permettront de mesurer l’efficacité des solutions entreprises dans les milieux considérés et d’optimiser la gestion du milieu. Elles serviront également de base pour des critères de décision en matière de réglementation. De plus, il sera possible de mettre en évidence les dérives fines de détérioration de la qualité des milieux.

Au cours de cet exposé, l’intérêt de ce type de structure vis à vis de la surveillance et du suivi de la qualité de l’environnement sera présenté en se basant sur l’expérience acquise par le centre le plus ancien en Europe, le centre " Specimen banking " à Jülich en Allemagne.




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